Ar-Risalah
Hadith

Ne devrais-je pas éprouver de la pudeur à l'égard d'un homme devant qui les Anges ressentent de la pudeur ?

Source: HadeethEnc.com, Français v1.17.0

AuthentiqueRapporté par Muslim

Texte arabe

عن عائشة قالت: كان رسولُ الله صلى الله عليه وسلم مُضْطجِعًا في بيتي، كاشفًا عن فَخِذَيْه، أو ساقَيْه، فاسْتأذَن أبو بكر فأذِنَ له، وهو على تلك الحال، فتحدَّثَ، ثم اسْتأذَن عُمر، فأذِن له، وهو كذلك، فتحدَّث، ثم اسْتأذَن عثمان، فجلس رسول الله صلى الله عليه وسلم ، وسوَّى ثِيابه -قال محمد: ولا أقول ذلك في يوم واحد- فَدَخَل فتحدَّث، فلمَّا خرج قالت عائشة: دخل أبو بكر فلم تَهْتَشَّ له ولم تُبَالِه، ثم دخل عمر فلم تَهْتَشَّ له ولم تُبَالِه، ثم دخل عثمان فجلستَ وسوَّيتَ ثيابك فقال: «ألا أسْتَحِي من رجل تَسْتَحِي منه الملائكةُ».

Traduction

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était allongé chez moi, les cuisses ou les jambes découvertes. Abû Bakr demanda la permission d'entrer, il la lui accorda, resta dans cet état et conversa avec lui. Ensuite, 'Umar demanda la permission d'entrer, il la lui accorda, resta dans cet état et conversa avec lui. Puis, 'Uthmân sollicita de lui l'autorisation d'entrer. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s'assit, ajusta ses vêtements - Muḥammad précise : " Je ne dis pas que cela s'est produit le même jour ! " - Alors, 'Uthmân entra et il conversa avec lui. Lorsqu'il sortit, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) dit : " Abû Bakr est entré sans que tu ne bouges ou te soucies de lui. Ensuite, 'Umar est entré sans que tu ne bouges ou te soucies de lui. Puis, 'Uthmân est entré, alors tu t'es assis et tu as ajusté tes vêtements. - Il répondit : Ne devrais-je pas éprouver de la pudeur à l'égard d'un homme devant qui les Anges ressentent de la pudeur ? " »

Explication

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était allongé chez elle, les cuisses ou les jambes découvertes. Abû Bakr demanda la permission d'entrer et il la lui accorda, resta dans cette position et les cuisses ou les jambes découvertes. Abû Bakr conversa alors avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ensuite, 'Umar demanda la permission d'entrer, il la lui accorda, resta dans cet état et s'entretint avec lui. Puis, 'Uthmân sollicita aussi l'autorisation d'entrer. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s'assit, ajusta ses vêtements, recouvrit ses cuisses ou ses jambes, puis il autorisa 'Uthmân à entrer. Ce dernier entra et alors il conversa avec lui. Lorsqu'il sortit, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Abû Bakr est entré sans que tu ne bouges ou te soucies de lui. Ensuite, 'Umar est entré sans que tu ne bouges ou te soucies de lui. Puis, 'Uthmân est entré, alors tu t'es assis, tu as ajusté tes vêtements et tu as couvert tes cuisses ou tes jambes. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ne devrais-je pas éprouver de la pudeur à l'égard d'un homme devant qui les Anges ressentent de la pudeur ? » C'est-à-dire qu’étant donné que les Anges du Miséricordieux éprouvent de la pudeur devant 'Uthmân, comment pourrais-je ne pas en éprouver à son égard ? Cependant, on ne peut se baser sur ce hadith pour prouver que la cuisse ne relève pas des parties du corps qui sont impérativement à couvrir (« Al-'Awrah »). Ceci, car il y a un doute concernant la partie qui était découverte : S'agissait-il des jambes ou des cuisses ? De même, cela n’implique pas forcément de sa part la permission de découvrir la cuisse, car les hadiths qui relatent le dévoilement de la cuisse font partie des actes du Prophète (sur lui la paix et le salut) et non de ses paroles. En outre, ce sont de jeunes Compagnons qui les ont rapportés. Par contre, les hadiths qui relatent que la cuisse relève des parties du corps à couvrir sont plus sûrs et ils ont été rapportés par des Compagnons âgés. De même, ils font partie de la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut), et la règle est que : « La parole devance l'acte ». En effet, l'acte suscite des éventualités probables et le fait de découvrir sa cuisse a été exécuté devant des personnes proches et non devant un public général. Par ailleurs, le jugement juridique du comité permanent des savants d'Arabie est que la cuisse relève des parties du corps à cacher.

Explication: العربية

تحكي عائشة رضي الله عنها أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان مُضْطجِعًا في بيتها، كاشفًا عن فخذيه أو ساقيه، فاستأذن أبو بكر في الدخول فأذِنَ له، وهو على تلك الحال من الاضطجاع وانكشاف فخذيه أو ساقيه صلى الله عليه وسلم ، فتحدَّثَ أبو بكر مع رسول الله صلى الله عليه وسلم ، ثم استأذن عُمر، فأذن له، وهو كذلك، فتحدَّث، ثم استأذن عثمان في الدخول، فاعتدل رسول الله صلى الله عليه وسلم في جلسته، وعدَّل ثيابه وغطى فخذيه أو ساقيه، ثم أذن له بالدخول، فدخل فتحدَّث، فلمَّا خرج قالت عائشة: دخل أبو بكر فلم تستبشر وتهتم بدخوله، ثم دخل عمر فلم تستبشر وتهتم بدخوله، ثم دخل عثمان فاعتدلت في جلستك وعدَّلت ثيابك وغطيت فخذيك أو ساقيك؟ فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «ألا أسْتَحِي من رجل تَستحي منه الملائكةُ» أي: أن ملائكة الرحمن تستحي من عثمان، فكيف لا أستحي أنا منه؟! ولا يستدل بهذا الحديث على أن الفخذ ليست بعورة؛ لكون المكشوف في الحديث مشكوكا فيه، هل هو الساقان أم الفخذان، فلا يلزم منه الجزم بجواز كشف الفخذ؛ ولأن الأحاديث التي فيها كشف الفخذ جاءت من فعل النبي صلى الله عليه وسلم لا من قوله، ورواها صغار الصحابة، وأما الأحاديث التي فيها أن الفخذ عورة فهي أحوط، ورواها كبار الصحابة، وهي من قوله، والقول مقدم على الفعل، والفعل له احتمالات، ولأن الكشف جاء مع خاصة الإنسان وليس عامًّا في كل مكان، والقول بأن الفخذ عورة عليه فتوى اللجنة الدائمة.

  • فضيلة عثمان وجلالة قدره عند النبي -صلى الله عليه وسلم-, وعند الملائكة -عليهم السلام-.
  • أن الحياء صفة جميلة من صفات الملائكة -عليهم السلام-.
  • مشروعية الاتصاف بوصف الحياء؛ لأنه خلق عظيم من أخلاق أهل الإيمان، وقد كان النبي -صلى الله عليه وسلم- من أشد الناس حياء.
  • أن الجزاء من جنس العمل, وذلك أن عثمان رضي الله عنه كان الغالب عليه الحياء، فجوزي عليه من جنس فعله.
  • يجوز للعالم والفاضل رفع الكلفة بحضرة من بينه وبينهم صحبة خاصة, واستحباب ترك ذلك إذا حضر غريب أو صاحب يستحي منه.
  • مشروعية الاستئذان قبل الدخول.

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