Ar-Risalah
Hadith

Ô Abâ Dharr ! Je pense que tu es faible, et j’aime pour toi ce que j’aime pour moi-même. Ne prends pas le commandement de deux personnes, et ne te charge pas de la tutelle des biens de l’orphelin !

Source: HadeethEnc.com, Français v1.17.0

AuthentiqueRapporté par Muslim

Texte arabe

عن أبي ذر رضي الله عنه قال: قال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم «يَا أَبَا ذَرٍّ، إِنِّي أَرَاكَ ضَعِيفًا، وَإِنِّي أُحِبُّ لَكَ مَا أُحِبُّ لِنَفْسِي، لاَ تَأَمَّرَنَّ عَلَى اثْنَينِ، وَلاَ تَوَلَّيَنَّ مَالَ يَتِيمٍ».

Traduction

Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Ô Abâ Dharr ! Je pense que tu es faible, et j’aime pour toi ce que j’aime pour moi-même. Ne prends pas le commandement de deux personnes, et ne te charge pas de la tutelle des biens de l’orphelin ! »

Explication

Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Ô Abâ Dharr ! Je pense que tu es faible, et j’aime pour toi ce que j’aime pour moi-même. Ne prends pas le commandement de deux personnes, et ne te charge pas de la tutelle des biens de l’orphelin ! » : Ce sont donc quatre phrases dites par le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à Abû Dharr : - La première : Il lui a dit : « Je pense que tu es faible ! » : Ce trait de caractère qui correspond à la réalité doit être compris comme un conseil. Il n’y a aucun mal à dire à quelqu’un par exemple : « Tu as tel ou tel trait de caractère… », si cela est fait pour prodiguer un conseil, et non pour insulter ou humilier. - La deuxième : Il lui a dit : « Et j’aime pour toi ce que j’aime pour moi-même. » : Cette phrase est caractéristique du comportement exemplaire qu’avait le Prophète (sur lui la paix et le salut). En effet, la première phrase contenant une certaine critique, alors il lui a dit par la suite : « …et j’aime pour toi ce que j’aime pour moi-même. ». C’est une façon de lui dire : « Je ne t’ai dit cela que parce que j’aime pour toi ce que j’aime pour moi-même. » - La troisième : « Ne prends pas le commandement de deux personnes... » : Ne deviens donc pas le chef de deux personnes, et cela est encore plus vrai s’ils sont plus de deux. Cela signifie que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a interdit de prendre le pouvoir parce qu’il était faible, alors que prendre le pouvoir suppose que l’on soit ferme et de confiance. La fermeté afin que la personne ait un véritable pouvoir et une parole décisive. C’est-à-dire : lorsqu’elle dit quelque chose, elle le fait et ne se montre pas faible devant les gens. En effet, une fois que les gens ressentent de la faiblesse chez la personne, ils n’ont plus de respect pour elle, et les plus vils se permettront de prendre des libertés avec elle. En revanche, si la personne se montre forte, sans outrepasser les limites qu’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a instauré, et qu'elle ne manque pas au devoir de gouvernance qu’Allah lui a confié, alors, à ce moment-là, cette personne sera un véritable chef. - La quatrième : « …et ne te charge pas de la tutelle des biens de l’orphelin ! » : L’orphelin est celui dont le père meurt avant la puberté. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a interdit qu’il en prenne la tutelle, parce que les biens de l’orphelin demandent de la sollicitude et de l’attention, alors qu’Abû Dharr apparaît comme faible pour remplir ces fonctions comme il se doit. C’est donc pour cette raison qu’il lui a dit : « …et ne te charge pas de la tutelle des biens de l’orphelin ! ». En fait, c’est une façon de lui dire, ne le fais pas et laisse cela à quelqu’un d’autre. Dans ce hadith, il n’y a aucun rabaissement d’Abû Dharr, puisqu’il ordonnait le convenable et interdisait le blâmable, en plus d’être ascète et austère, simplement il faisait preuve de faiblesse dans le domaine précis du pouvoir et du commandement.

Explication: العربية

أخبر أبو ذر رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم قال له: "إني أراك ضعيفاً وإني أحب لك ما أحب لنفسي فلا تأمرن على اثنين ولا تولين على مال يتيم" هذه أربع جمل بيَّنها الرسول -عليه الصلاة والسلام- لأبي ذر: الأولى: قال له: "إني أراك ضعيفاً"، وهذا الوصف المطابق للواقع يحمل عليه النصح، فلا حرج على الإنسان إذا قال لشخص مثلا: إن فيك كذا وكذا، من باب النصيحة لا من باب السب والتعيير. الثانية: قال: "وإني أحب لك ما أحبه لنفسي" وهذا من حسن خلق النبي -عليه الصلاة والسلام-، لما كانت الجملة الأولى فيها شيء من الجرح قال: "وإني أحب لك ما أحب لنفسي" يعني: لم أقل لك ذلك إلا أني أحب لك ما أحب لنفسي. الثالثة: "فلا تأمرنَّ على اثنين"، يعني: لا تكن أميرًا على اثنين، وما زاد فهو من باب أولى. والمعنى أن النبي صلى الله عليه وسلم نهاه أن يكون أميرًا؛ لأنه ضعيف، والإمارة تحتاج إلى إنسان قوي أمين، قوي بحيث تكون له سلطة وكلمة حادة؛ وإذا قال فعل، لا يكون ضعيفا أمام الناس؛ لأن الناس إذا استضعفوا الشخص لم يبق له حرمة عندهم، وتجرأ عليه السفهاء، لكن إذا كان قويًّا لا يتجاوز حدود الله عز وجل، ولا يقصر عن السلطة التي جعلها الله له فهذا هو الأمير حقيقة. الرابعة: "ولا تولين مال يتيم" واليتيم هو الذي مات أبوه قبل أن يبلغ، فنهاه الرسول -عليه الصلاة والسلام- أن يتولى على مال اليتيم؛ لأنَّ مال اليتيم يحتاج إلى عناية ويحتاج إلى رعاية، وأبو ذر ضعيف لا يستطيع أن يرعى هذا المال حق رعايته فلهذا قال: "ولا تولين مال يتيم" يعني لا تكن وليا عليه دعه لغيرك. وليس في هذا انتقاصًا لأبي ذر فقد كان يأمر بالمعروف وينهى عن المنكر بالإضافة للزهد والتقشف، ولكنه ضعف في باب معين وهو باب الولاية والإمارة.

  • تحريم الولاية لمن علم من نفسه الضعف عن القيام بأعبائها.
  • وجوب حفظ مال اليتيم وعدم الأكل منه بغير حق أو تضييعه.
  • حرص الإسلام على المصلحة العامة وأموال اليتامى.

Thèmes

Signaler une erreur

Plus