Ar-Risalah
Hadith

Lorsque Khawlah est venue se plaindre de son mari au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne pouvais pas l’entendre.

Source: HadeethEnc.com, Français v1.17.0

AuthentiqueRapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Aḥmad

Texte arabe

عن عائشة رضي الله عنها ، أنَّها قالت: «الحمد لله الذي وَسِعَ سمعه الأصوات، لقد جاءت خَوْلةُ إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم تشكو زوجَها، فكان يخفى عليَّ كلامها، فأنزل الله عز وجلَّ: {قد سمع الله قول التي تجادلك في زوجها وتشتكي إلى الله والله يسمع تَحَاوُرَكُما} [المجادلة: 1]» الآية

Traduction

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « La louange revient à Allah, Celui dont l’ouïe s'étend à tous les sons ! Lorsque Khawlah est venue se plaindre de son mari au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne pouvais pas l’entendre et pourtant Allah, Exalté soit-Il a révélé : {(Certes, Allah a entendu les paroles de celle qui débattait avec toi au sujet de son époux et qui se plaignait à Allah ; et Allah entendait votre dialogue.)} [Coran : 58 /1]. »

Explication

Khawlah bint Tha’labah (qu’Allah l’agrée) était mariée à Aws ibn Aṣ-Ṣâmit, qui un jour lui a dit : « Tu es pour moi comme le dos de ma mère ! », ce qui signifie : tu m’es interdite. Elle alla donc raconter son histoire au Prophète (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Tu lui es maintenant interdite. » Elle se mit alors à dire, à voix basse, au point où ʽA’ishah, qui était pourtant toute proche, ne pouvait l’entendre : « Maintenant que je suis vieille, il me dit que je suis comme le dos de sa mère !? Je me plains à Allah pour ces enfants qui, s’ils restent avec moi, connaîtront la faim et qui, s’ils restent avec lui, seront négligés ! » Tel est le débat qu’elle eut avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) et qu’Allah a mentionné en disant : {(Certes, Allah a entendu les paroles de celle qui débattait avec toi au sujet de son mari et qui se plaignait à Allah ; et Allah entendait votre dialogue.)} [Coran : 58 /1]. ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « La louange revient à Allah, Celui dont l’ouïe s'étend à tous les sons ! », c’est-à-dire : Il entend tout et aucun son, aussi infime soit-il, ne Lui échappe. « Lorsque Khawlah est venue se plaindre de son mari au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne pouvais pas l’entendre et pourtant Allah, Exalté soit-Il, a révélé : {(Certes, Allah a entendu les paroles de celle qui débattait avec toi au sujet de son mari et qui se plaignait à Allah ; et Allah entendait votre dialogue.)} [Coran : 58 /1]. » Lorsque Khawlah (qu’Allah l’agrée) est venue se plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut), elle lui parlait à voix basse, si bien que ʽA’ishah, qui était pourtant toute proche, n’entendait rien. Malgré cela, Allah Exalté soit-Il, qui est au-dessus du septième ciel, l’a entendue et a révélé à son sujet les versets cités précédemment. C’est là une des preuves les plus parlantes du fait qu’Allah entend et c’est un point connu et évident de la religion, que seul un égaré oserait remettre en question. En outre, ces paroles de ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) prouvent que les Compagnons croyaient aux textes dans leur sens littéral, celui qui vient le premier à l’esprit. C’est donc ce qu’Allah attendait d’eux et de Son Messager et ce qu’Il attend de toutes les autres personnes responsables. Si cette croyance qui était la leur avait été erronée, Allah ne les aurait pas laissés sans leur montrer la vérité. De plus, il n’est pas rapporté, ni authentiquement, ni d'une manière faible, qu’un seul d’entre eux ait donné à ces textes une interprétation autre que leur sens littéral, tandis que de nombreux facteurs auraient appelé à ce que cela soit transmis.

Explication: العربية

كانت خولة بنت ثعلبة متزوجة من أوس بن الصامت فقال لها: أنتِ عليَّ كظهر أمي. أي: أنتِ حرام عليَّ، فذهبت إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم وذكرت له قصتها، فقال لها صلى الله عليه وسلم: «قد حرمت عليه»، فجعلت تقول بصوت منخفض يخفى على عائشة مع قربها منها: بعدما كبرت سني ظاهرَ مني؟ إلى الله أشكو حال صبية إن ضممتُهم إليَّ جاعوا، وإن تركتُهم عنده ضاعوا. فهذه مجادلتها لرسول الله صلى الله عليه وسلم التي ذكرها الله تعالى بقوله: {قَدْ سَمِعَ اللَّهُ قَوْلَ الَّتِي تُجَادِلُكَ فِي زَوْجِهَا وَتَشْتَكِي إِلَى اللَّهِ واللهُ يَسْمَعُ تَحَاوُرَكُما}. فقالت عائشة: «الحمدُ للهِ الذي وَسِعَ سَمْعُه الأصواتَ» أي: استوعبها وأدركها فلا يفوته منها شيء وإن خفي «لقد جاءت خَوْلةُ إلى رسولِ الله صلى الله عليه وسلم تَشْكو زَوْجَها، فكان يخفى عليَّ كلامُها، فأنزل اللهُ عزَّ وجلَّ: {قد سَمِعَ اللهُ قولَ التي تُجَادِلُك في زَوْجِها وتشتكي إلى اللهِ واللهُ يَسْمَعُ تَحَاوُرَكُما} [المجادلة: 1]» الآية» أي: فحينما جاءت خولة تشكو زوجها لرسول الله صلى الله عليه وسلم كانت تكلمه بصوت منخفض لا تسمعه عائشة مع قربها منها، ومع ذلك سمعه الله تعالى من فوق سبع سماوات، وأنزل الآية المذكورة، وهذا من أبلغ الأدلة على اتصاف الله تعالى بالسمع، وهو أمر معلوم بالضرورة من الدين، لا ينكره إلا من ضل عن الهدى. وقول عائشة هذا يدل على أن الصحابة رضي الله عنهم، آمنوا بالنصوص على ظاهرها الذي يتبادر إلى الفهم، وأن هذا هو الذي أراده الله منهم ومن غيرهم من المكلفين ورسوله؛ إذ لو كان هذا الذي آمنوا به واعتقدوه خطأ لم يُقَرُّوا عليه ولبُيِّن لهم الصواب، ولم يأت عن أحد منهم تأويل هذه النصوص عن ظواهرها، لا من طريق صحيح ولا ضعيف، مع توافر الدواعي على نقل ذلك.

  • اتصاف الله تعالى بالسمع الواسع المحيط لا كسمع المخلوق، وهو أمر معلوم بالضرورة من الدين، لا ينكره إلا من ضل عن الهدى.
  • أحاط سمعُ الله بكل الاصوات، لا يخفى عليه منها شيء.
  • إيمان الصحابة رضي الله عنهم بالنصوص على ظاهرها الذي يتبادر إلى الفهم.

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